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Chère amie, cher ami, 

Pour la 2ème année nous ne pouvons nous retrouver pour nous souhaiter la bonne année et partager le pot de l’amitié.
Aussi nous retrouvons sur les réseaux sociaux et je vous remercie de votre écoute ! 
N’hésitez  pas à partager et à réagir !
Merci infiniment ! 
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Humaines, courageuses et solidaires 

Pour la 2e année consécutive nous ne pouvons nous retrouver tous ensemble pour nous souhaiter la bonne année.

Alors nous nous retrouvons à nouveau sur  les réseaux sociaux, et je vous parle depuis la médiathèque de Mouans-Sartoux

Nous voilà au seuil de l’année 2022 avec le grand espoir qu’elle voie la fin de la pandémie !

Mais il y a un côté positif dans les crises c’est qu’elles nous obligent à nous surpasser et à chercher des solutions, à inventer des voies nouvelles, à être courageux et solidaires.

Courageux et solidaires, nous l’avons été depuis maintenant 2 ans.

Nous nous sommes  adaptés , nous avons changé nos habitudes, nous avons accepté les contraintes pour continuer à vivre ensemble, en famille, en société et au travail.

Ca n’a pas été facile,

Courageux et solidaires, nous devons l’être aussi car  nous avons tous compris maintenant que le dérèglement climatique est bien présent et qu’il faut là aussi nous adapter et agir. La tempête Alex, les inondations et incendies récurrents, la montée des eaux sur le,littoral, la,fonte des glaciers nous font comprendre notre fragilité.

Agir et s’engager sont pour moi irremplaçables pour que les solutions se mettent en place plus vite : produire moins de CO2, cela veut dire consommer différemment, réfléchir à nos modes de vie et à leur influence sur le réchauffement: comment on se déplace, comme on s’alimente, comment on se chauffe. Moins consommer, moins gaspiller .

Nous sommes évidemment tous concernés. Comment pourrions- nous survivre avec 2 degrés de plus ? C’est impensable .

Nous devons agir à tous les niveaux, collectif et individuel.

C’est possible.

VOILA MES VŒUX POUR 2022
Je souhaite que nous abordions  cette année avec la plus grande attention pour les personnes les plus fragiles, qui prennent les 2 crises de plein fouet, la crise sanitaire et la crise climatique.

Avec  la plus grande reconnaissance pour toutes les personnes qui nous aident à traverser ces crises avec abnégation comme les soignants, les personnels des hôpitaux, les enseignants. 

L’hôpital et l’école ont été secoués et  vont bien au-delà de leurs limites  pour assurer notre santé et la continuité de l’éducation.

De l’attention aussi pour les femmes victimes de violences : nous avons à développer l’éducation à l’égalité et au respect  depuis le plus jeune âge.  C’Est une action en profondeur qui pourra être efficace. 

Je souhaite enfin que nous soyons proches des personnes qui ont un handicap pour qu’elles puissent vivre normalement.

L’inclusion, c’est un mot abstrait,   Mais il veut dire quelque chose  de très fort :  ça veut dire vivre dans la société comme tout le monde, sans être mis à l’écart.

Là aussi nous pouvons agir.

ÉDUQUER ÉMANCIPER 
Mon travail d’enseignante et d’élue depuis de nombreuses années tient dans ces mots : éduquer, émanciper, donner les clés pour trouver sa propre liberté. 

L’éducation et la culture sont des clés pour comprendre les autres et vivre avec eux.

C’est ce que nous faisons pleinement à Mouans Sartoux avec des équipes formidables, qui donnent de l’énergie et de la force à toute la population!

Le monde associatif est puissant pour cela, le bénévolat qui le fait vivre, les femmes et les  hommes qui s’engagent de façon désintéressée.

Le monde des associations c’est une force populaire au sens propre 

ÊTRE HUMAIN 
Être humain, pour moi , c’est une façon de vivre avec les autres, avec respect et attention.

Le monde qui se profile ne va pas forcément dans le sens de l’humanisme.

Les idées sombres qui remontent du passé et qu’on croyait naïvement ne plus entendre,  agitent une partie du monde politique aujourd’hui et construisent une nébuleuse de haine et de rejet de l’autre. 

Je forme avec force le vœu que ces idées de non-humanité soient fermement rejetées. 

Je  cite souvent Albert Jacquard qui a dit à Mouans-Sartoux lors d’un festival du livre : 

 je suis les liens que je tisse avec les autres 

Je forme avec force  le vœu , ici et avec vous, que ce soit l’humanisme qui gagne, que nous soyons humains avant tout pour éclairer le monde qui vient !

C’est celui de nos enfants et de nos petits enfants.

Nous leur devons d’éclairer le monde ! 

Marie-Louise GOURDON
Commissaire du Festival du livre
Maire-adjointe de Mouans-Sartoux
Conseillère départementale des A.M.
Chevalière de la Légion d’honneur 
Chevalière des Arts et lettres

25 septembre 2021, journée d’hommage aux Harkis
Mouans-Sartoux, site départemental officiel de l’hommage 
Discours de Marie-Louise GOURDON
Conseillère départementale,

Maire adjointe à la culture de Mouans-Sartoux

Madame La sous-préfète, 

Monsieur Le maire, 

Monsieur le conseiller départemental, cher Mathieu,

Mesdames et messieurs représentant les autorités civiles et militaires, 

Mesdames et messieurs représentant les associations,

Mesdames et messieurs Les porte-drapeaux,

Mesdames, messieurs, chers ami.es

Cette Journée Nationale d’hommage aux Harkis  nous donne l’occasion de nous rassembler chaque année  . 

C’est un honneur  pour moi de rendre hommage, au nom du Président du Département, Charles -Ange Ginesy, à tous ces hommes,  à toutes ces femmes  et à leur famille qui ont dû, il y aura bientôt 60 ans, affronter les tourments tragiques d’une fin de guerre qui les a jetés sur les chemins de l’exil, de la souffrance, et de l’inconnu, pour ceux qui ont pu traverser la Mediterranée,

Et rendre hommage aussi aux dizaines de milliers qui ont été abandonnés en Algérie et qui furent les victimes des sévices les plus abominables.

Sur le plan mémoriel peu à peu la connaissance de l’histoire fait son chemin. Et la reconnaissance aussi.

On sait que ce temps est long.

Le premier en 2001, Jacques Chirac avait reconnu l’abandon des Harkis par la France et créé cette journée d’hommage du 25 septembre, dont Mouans-Sartoux avait été déclaré site officiel pour les Alpes-Maritimes.

Le 25 septembre 2016 La France avait encore reconnu officiellement  l’abandon des Harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions inhumaines d’accueil sur le territoire de la métropole.

François Hollande, alors Président de la République  avait déclaré au nom de la France, je cite  :  « Je reconnais les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis, les massacres de ceux restés en Algérie et les conditions d’accueil inhumaines de ceux transférés en France. Telle est la position de la France. ».fin de citation.

Il y a quelques jours, le chef de l’Etat français allait plus loin encore et présentait ses excuses, je cite  : « Aux combattants abandonnés, à leurs familles, qui ont subi les camps, la prison, le déni, je demande pardon, nous n’oublierons pas ». 

On progresse.

À Mouans-Sartoux, nous posons aussi des jalons de l’histoire pour la mémoire collective.

plusieurs plaques et stèles ont été posées ces dernières années dans la commune pour témoigner de cette histoire. 

La belle stèle en pierre au hameau de Timgad,

La plaque nationale sur la salle des fêtes du hameau,

La plaque commémorant l’arrivée des premières familles harkies en 1964 sur le mur de la poste,

Le rond point dénommé xxxx combattant de la’deuxième guerre mondiale élevé au rang de Chevalier de la Légion d’honneur,

La dernière en date est la nomination de la voie qui mène au site de l’ONF, à la base DFCI. La ville lui a donné le nom de Djouari, ouvrier de l’ONF, mort en combattant le feu à mains nues à Saint -Martin Vésubie, il y a 30 ans

En 2018, ce sont des Harkis et descendants qui se voient honorés par notre République en recevant la Légion d’honneur ou l’ordre national du mérite. 

Trois  enfants de Harkis ayant été élevés au camp de Mouans@Sartoux ont été ainsi honorés : Ahmed Mestar, Ali Amrane et Fatima Besnaci -Lancou.

Nous les connaissons bien. Et nous en sommes fiers. Trois médaillés ayant grandi au Hameau de Mouans-Sartoux.

Sous l’autorité de  ces deux personnalités, Fatima et Ali,  nous avons créé le groupe de travail qui est en train d’ écrire et d’illustrer l’histoire des Harkis à Mouans-Sartoux , depuis leur arrivée en février 1964.

Le Covid nous a interrompus pendant plus d’un an mais nous y reviendrons.

Nous avons déjà énormément de matériaux, des photos, des récits, des témoignages. Nous en attendons d’autres.

Au fil des réunions, nous sommes rentrés un peu plus dans le détail des souvenirs de chacun, tantôt très douloureux, tantôt amusés, toujours émus. 

Les récits du voyage qui a conduit les familles d’Alger à Marseille sont particulièrement poignants et angoissants.

Et les récits des longs mois passés ensuite au camp de Rivesaltes, pour la plupart d’entre eux, sont de véritables récits d’enfermement et de soumission dans des conditions de vie et d’hygiène insupportables. Des cauchemars.

 Et c’était en 1964, la France était pourtant en pleine progression économique. Comment justifier une telle situation et tant d’humiliations ?

Après le départ en catastrophe, après un voyage éprouvant, c’est de longs mois, voire des années  de souffrances les attendaient à l’arrivée au camp de Rivesaltes.

La mémoire c’est aussi les  récits de la vie au camp de Mouans-Sartoux, comment on vivait au jour le jour, la construction des baraques du camp, comment se transmettait , ou pas, la culture et la langue d’origine.

Comment vivaient les hommes et les femmes, les enfants, aller à l’école, chercher un travail, trouver sa voie dans les questions d’identité  …

C’est ainsi que la petite histoire vient s’inscrire dans la grande. 

C’est ainsi que nous transmettons ensemble la mémoire des harkis disparus et que nous travaillons à la fois pour l’histoire, pour le futur et  pour un véritable apaisement.

C’est aussi pour cela que la reconnaissance nationale est tellement importante pour apaiser les souvenirs douloureux de toutes les générations.

Merci